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1996, supprématie Williams et début du «Ferrari-Poulidor»

19 août 2007

1996, c’est le début de la fin pour Benetton, écurie championne en titre.
1996, c’est le début de l’ère Tommi Makinen et Mitsubishi en rallyes.
1996, c’est la victoire de la TWR-Porsche n°7 de Joest Racing aux 24h du Mans.
1996, c’est la victoire d’Olivier Panis à Monaco sur une Ligier Mugen-Honda.
1996, c’est le départ de Michael Schumacher chez Ferrari ou l’arrivée de Jean Alesi et de Gerhard Berger chez l’écurie championne du monde.
1996, c’est le numéro 1 pour une voiture qui n’est pas la championne du monde en titre…
1996, c’est l’arrivée de Jacques Villeneuve en F1.

Mais 1996, c’est surtout une domination sans partage de Williams-Renault, domination de Damon Hill qui ne sera menacée que par le rookie Jacques Villeneuve, fraîchement débarqué des Etats-Unis et tout auréolé du sacre de plus jeune vainqueur des 500miles d’Indianapolis.

En 1996, neuf écuries termineront dans les points mais seules trois écuries gagneront cette année là. Williams fera une démonstration remportant ainsi pas moins de 12 victoires, 12 pôles positions et 11 meilleurs tours en course. Aussi surprenant que cela puisse paraître, Benetton ne gagnera pas cette année là. Le départ de Michael Schumacher autour duquel était construite la voiture n’aura pas facilité la tâche à l’écurie britannique. Ferrari arrachera 3 victoires à Williams. La dernière écurie ayant gagné cette année là fut Ligier Mugen-Honda et le français Olivier Panis à Monaco.

Après deux titres en 1994 avec Benetton Ford-Zetec puis en 1995 chez Benetton-Renault, Michael Schumacher décida de tenter le pari Ferrari afin de redorer le blason de la scuderia, terni depuis bien longtemps et le dernier titre en 1979. L’écurie Benetton construisait sa voiture pour et autour le pilote allemand. Jean Alesi et Gerhard Berger arrivèrent alors chez Benetton pour relancer leurs carrières. On peut affirmer qu’ils jouaient de malchance. Après avoir demandé à Ferrari un V10 qui apparu seulement en… 1996 pour Michael Schumacher, les deux nouveaux pilotes Benetton eurent affaire à une boite de vitesse longitudinale à 7 rapports demandée par le champion du monde qui fut la cause de nombreux soucis de fiabilité et de performances. Et on doit ajouter à cela les soucis de suspensions et autres pièces sensibles qui causèrent beaucoup de soucis aux deux pilotes. Le pilote français marqua 47 points, soit 12 de moins que Michael Schumacher, 26 de plus que son équipier ou encore 50 de retard sur le Damon Hill. Jean Alesi obtint tout de même 8 podiums contre 2 pour le pilote autrichien. Troisième au championnat du monde à deux points de Ferrari, Benetton marquait le pas en manquant le coche d’une paille. Mais la B196 n’était pas une mauvaise voiture mais la fiabilité était sa faille.

Ferrari reçu en 1996 son premier V10 depuis longtemps demandé par Jean Alesi ou Gerhard Berger mais qui fut donc seulement disponible pour Michael Schumacher. De nombreuses réformes apparurent cette année là chez Ferrari et les premiers fruits se faisaient sentir. Mais la scuderia était loin d’être favorite pour le titre. Mais le renouveau semblait pour bientôt.

McLaren arborait désormais la tenue grise de rigueur pour devenir les flèches d’argent. Avec 6 podiums dont une seconde place pour David Coultard à Monaco, le constat est loin d’être ridicule. Mais il fallut attendre la mi-saison pour voir les McLaren Mercedes régulièrement dans les points.

La vrai surprise de l’année fut la victoire d’Olivier Panis à Monaco devant David Coultard et Johnny Herbert (Sauber-Ford) sur une Ligier Mugen-Honda qui termina grâce à cette victoire devant Sauber Ford à la sixième position.

Quant aux autres écuries, Jordan Peugeot, Sauber Ford, Tyrell Yamaha, Arrows Hart, Minardi Ford et Forti Ford, elles ne réalisèrent pas de choses mémorables cette année même si les saisons de Jordan et de Sauber furent très honnêtes.

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Julien Devergnies is
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